mardi 4 avril 2017

Miroir aux alouettes

Le billet d'aujourd'hui n'aura rien à voir avec ce film de 1959


La langue française est riche d’expressions usant de noms d’oiseaux. Si le sens de gai comme un pinson ou de fier comme un paon ne fait aucune difficulté, le miroir aux alouettes dont il est question ici est moins évident. 
C’est dans le domaine de la chasse qu’il faut chercher l’explication. Si le Nemrod ne veut pas attendre que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, il lui faut se lever de bonne heure pour aller chasser le volatile, et il peut alors utiliser un piège tournant sur un axe et muni de petites surfaces réfléchissantes qui scintillent au soleil pour attirer le petit passereau au chant mélodieux.
 


Dans les chansons pour enfants, il est question de plumer la pauvre alouette tout entière :


Dans l'agroalimentaire on la transforme en pâté avec cette fameuse recette :
Pâté d’alouette à 50% = un cheval, une alouette. 

Plus généralement, les petits volatiles sont souvent associés à la crédulité ou à la bêtise, comme dans cervelle d’oiseau ou tête de linotte, et l’alouette n'est pas mieux lotie. 

Alouette des champs

Au sens figuré, la victime du miroir en question est donc une personne qui se fait leurrer par de belles promesses. 
Notamment en période électorale. 
La dite personne se transforme alors en un autre oiseau, le pigeon de l’affaire ou le dindon de la farce qu’il ne reste plus qu’à plumer…


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