lundi 3 avril 2017

Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

En cette période électorale, cette expression semble souverainement oubliée par les politicards de tous bords qui n'arrêtent pas de nous prendre pour des imbéciles. 
Elle doit sa célébrité à Michel Audiard qui en a d'ailleurs fait le titre d'un film sorti en 1968. 



Le grand Charles lui-même s'était inspiré de la formule au cours d'une conférence de presse.


Revenant sur les évènements de mai 68 survenus trois mois plus tôt, il estimait que cette crise avait été aussi grave parce que "l'anarchie universitaire" puis "l'étouffement économique imposé à grand renfort de piquets de grève par des confédérations syndicales" avaient pu se déployer "longuement et obstinément" et ce, notamment, "grâce à l'étrange illusion qui faisait croire à beaucoup que l'arrêt de la vie pouvait devenir fécond; que le néant allait, tout à coup, engendrer le renouveau; que les canards sauvages étaient les enfants du bon Dieu." 
(Discours et messages, Charles de Gaulle, Plon, 1970)


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