dimanche 26 mars 2017

Avoir maille à partir...

L'un de mes bons copains m'a suggéré dernièrement cette expression comme thème d'un prochain billet. (Merci Didier !)

Je savais qu'avoir maille à partir avec quelqu'un c'est avoir un différend, des difficultés, des démêlés avec ce quelqu'un (comme actuellement certains politicards avec la justice...) mais ne voyais pas le rapport que cela pouvait avoir avec le mot "maille", du latin macula signifiant "boucle". 
La maille est donc chacune des petites boucles de matière textile dont l'entrelacement forme un tissu plus ou moins lâche, comme les tissus à mailles utilisés en bonneterie. 
J'avais vu ma mère tricoter "une maille à l'endroit, une maille à l'envers"...


... et j'ai entendu parler des bas et collants indémaillables...


Donc pas grand chose à voir avec le sujet qui nous intéresse aujourd'hui.
Mais il existe un autre mot "maille", celui-ci étant issu du latin populaire medialia signifiant "demi", qui désignait sous les Capétiens la plus petite monnaie de l'époque. Elle valait un demi-denier, soit trois fois rien.

  

C'est cette maille-là qui a donné la locution "n'avoir ni sou ni maille" qui veut dire être fauché.
Mais on est encore loin de notre "avoir maille à partir"... Or le verbe "partir" qui veut dire se mettre en mouvement pour s'éloigner d'un lieu, voulait également dire autrefois partager, séparer en parties.
Nous y voilà... 
Car avoir seulement une maille à partir, c'est à dire un demi-denier à partager avec quelqu'un, c'est à tous les coups se disputer pour l'avoir, le partage étant impossible.

***
"Il n'y a que maille qui m'aille"...



Aucun commentaire: