jeudi 30 mars 2017

Bindi

"C’est quoi ce point rouge sur le front des femmes indiennes ? "


Ce maquillage propre à l'Inde s'appelle un bindi — du sanskrit "bindu" signifiant "goutte". Traditionnellement, il représente le troisième œil et l'ouverture à une conscience universelle et créatrice. 
Le bindi orne le front, entre les sourcils, à l’emplacement du sixième chakra, siège de la sagesse latente et de la méditation. 
En raison des disparités culturelles, le bindi existe sous différentes formes : un point rond petit ou grand, une forme de flamme, une ligne verticale ou parfois une conception artistique plus ou moins tarabiscotée.


Dans le nord de l'Inde, les femmes mariées utilisent le kumkum rouge, une poudre fabriquée à partir de curcuma et de safran, le rouge étant censé apporter la prospérité dans la maison, faisant de l'épouse la gardienne du foyer. 


Aujourd'hui, les femmes lui préfèrent très souvent une pastille autocollante en suédine de même couleur. 
Si dans le nord, ce sont principalement les femmes mariées qui le portent, dans le sud du pays, toute la gent féminine se pare d'un bindi par souci de coquetterie. 








Les hommes ornent parfois leur front d'un bindi de poudre rouge ou blanche, marque de protection religieuse avant tout.



mercredi 29 mars 2017

Artaban

C'est un des personnages principaux du roman de Gautier de Coste de la Calprenède "La Cléopâtre", écrit au XVII° siècle.


Si l'ouvrage a été quelque peu oublié par l'histoire littéraire, on a tous retenu le nom de son héros personnifiant la fierté grâce à la très populaire expression "fier comme Artaban"...


... que Coluche avait transformée dans l'un de ses fameux sketchs en "fier comme un bar tabac".


 

mardi 28 mars 2017

C'est la vie...




It was a teenage wedding, and the old folks wished them well
You could see that Pierre did truly love the mademoiselle
And now the young monsieur and madame have rung the chapel bell,
"C'est la vie", say the old folks, it goes to show you never can tell

They furnished off an apartment with a two room Roebuck sale
The coolerator was crammed with TV dinners and ginger ale,
But when Pierre found work, the little money comin' worked out well
"C'est la vie", say the old folks, it goes to show you never can tell

They had a hi-fi phono, boy, did they let it blast
Seven hundred little records, all rock, rhythm and jazz
But when the sun went down, the rapid tempo of the music fell
"C'est la vie", say the old folks, it goes to show you never can tell

They bought a souped-up jitney, 'twas a cherry red '53,
They drove it down to Orleans to celebrate the anniversary
It was there that Pierre was married to the lovely mademoiselle
"C'est la vie", say the old folks, it goes to show you never can tell

lundi 27 mars 2017

Concierge

C'est la personne qui a la garde d'un immeuble ou d'une maison importante. On l'appelle en argot "bignole" ou "pipelette", du nom du concierge, monsieur Pipelet, dans les Mystères de Paris d'Eugène Sue.



Avant l'installation des caméras de surveillance...




dimanche 26 mars 2017

Avoir maille à partir...

L'un de mes bons copains m'a suggéré dernièrement cette expression comme thème d'un prochain billet. (Merci Didier !)

Je savais qu'avoir maille à partir avec quelqu'un c'est avoir un différend, des difficultés, des démêlés avec ce quelqu'un (comme actuellement certains politicards avec la justice...) mais ne voyais pas le rapport que cela pouvait avoir avec le mot "maille", du latin macula signifiant "boucle". 
La maille est donc chacune des petites boucles de matière textile dont l'entrelacement forme un tissu plus ou moins lâche, comme les tissus à mailles utilisés en bonneterie. 
J'avais vu ma mère tricoter "une maille à l'endroit, une maille à l'envers"...


... et j'ai entendu parler des bas et collants indémaillables...


Donc pas grand chose à voir avec le sujet qui nous intéresse aujourd'hui.
Mais il existe un autre mot "maille", celui-ci étant issu du latin populaire medialia signifiant "demi", qui désignait sous les Capétiens la plus petite monnaie de l'époque. Elle valait un demi-denier, soit trois fois rien.

  

C'est cette maille-là qui a donné la locution "n'avoir ni sou ni maille" qui veut dire être fauché.
Mais on est encore loin de notre "avoir maille à partir"... Or le verbe "partir" qui veut dire se mettre en mouvement pour s'éloigner d'un lieu, voulait également dire autrefois partager, séparer en parties.
Nous y voilà... 
Car avoir seulement une maille à partir, c'est à dire un demi-denier à partager avec quelqu'un, c'est à tous les coups se disputer pour l'avoir, le partage étant impossible.

***
"Il n'y a que maille qui m'aille"...



samedi 25 mars 2017

Pas de ça Lisette !

Expression exclamative signifiant "il n'en est pas question" et dont on ne saurait dire, comme les histoires drôles, qui en est l'inventeur. Le plus simple et le plus juste est de répondre : le peuple.

 

mercredi 22 mars 2017

Après moi le déluge...

C'est ce que disent certains pour évoquer une catastrophe qui peut bien arriver après leur départ et dont ils se moquent.

De savants historiens attribuent cette expression à une certaine Jeanne-Antoinette Poisson, plus connue sous le nom de marquise de Pompadour.
 

En disant "Après nous le déluge", la célèbre favorite de Louis XV englobait le roi contrarié suite à la défaite de son armée commandée par le prince de Soubise face aux Prussiens à Rossbach en 1757.




mardi 21 mars 2017

L'argent

Les picaillons, les pépètes, la braise, la fraiche, les ronds, le flouz, les radis, la galette, l'oseille, le pognon, le fric, le pèse ou la tune...

Une vie...


dimanche 19 mars 2017

Meilleurs souvenirs de Sorèze


Village du Tarn d'environ 2.000 âmes, situé à 27 kilomètres de Castres, Sorèze doit son origine à une abbaye bénédictine fondée au 8° siècle par Pépin le Bref et placée sous l'autorité de moines bénédictins mauristes. Une école royale militaire y sera créée sous le règne de Louis XIV. Devenue Abbaye-École de Sorèze, l'institution qui dispensera à partir du 19° siècle un enseignement d'élite sous l'impulsion du père Lacordaire fermera ses portes en 1991 pour devenir un haut lieu culturel et touristique.



La visite du musée se fait en deux temps. 
Dans la partie "école" on est étonné par l’exiguïté  des cellules servant de chambres aux élèves... 


... avec pour mobilier multi-usages ces "cathédrales" servant à la fois de porte-manteau, de siège et de table de nuit...



... les uniformes...


... l'évocation d'une salle de classe...
 

... et par la spectaculaire Salle des "Illustres", personnages glorieux ayant fréquenté l’École...


... où notre passionnée guide, la très charmante Marie, nous a chanté le premier couplet de la Sorézienne, l'hymne de l'École.


Quant à la partie musée dédiée au moine dessinateur Dom Robert et à la tapisserie du XX° siècle, c'est un véritable enchantement. 





 Une visite très agréable.



samedi 18 mars 2017

Le musée Goya de Castres


Dans mon billet d'hier, j'ai évoqué ce musée dont la dénomination "Musée Goya" est un peu trompeuse car il ne présente au public que trois tableaux de Francisco José de Goya y Lucientes, plus connu sous le nom de Goya. 
On a donc jugé bon d'ajouter "Musée d'art hispanique", ce qui est de fait plus approprié...
 
Goya - Autoportrait aux lunettes

Goya - Portrait de Francisco del Mazo

Goya - L'assemblée des Philippines


Le musée abrite par ailleurs de nombreuses toiles de maîtres espagnols dont Velasquez, Murillo, Zurbaran ou Pacheco.

Francisco Pacheco - " Le Christ servi par les anges dans le désert"
 
Velasquez - "Portrait de Philippe IV en chasseur"
 
Francisco Zurbaran - "Portrait  d'Alvar Velasquez de Lara"

Murillo - " Vierge au chapelet"

Et quelques modernes comme ce "Chanteur de flamenco" de Carlos Pradal sur lequel j'ai "flashé"...

... ou ce "Combattant espagnol" de Javier Bueno.



Finalement, un très intéressant petit musée de province.


vendredi 17 mars 2017

Bien le bonjour de Castres

Chef-lieu du Tarn, à une quarantaine de kilomètres au sud d'Albi, Castres, ville d'environ 42.000 habitants, fut naguère florissante grâce aux industries textiles, notamment la draperie.
Place Jean Jaurès
Statue de Jaurès sur la place qui porte son nom

La ville natale de Jean Jaurès possède des édifices des XVII° et XVIII° siècle dont l'hôtel de Nayrac de style Renaissance toulousaine.






L'hôtel de ville, ancien évêché dont les plans ont été dessinés par Jules Hardouin-Mansart, l'un des architectes de Versailles, orné d'un jardin à la française réalisé par Le Nôtre, abrite le musée Goya qui sera l'objet d'un prochain billet.




Castres est souvent surnommée la "Petite Venise du Tarn" avec ses maisons sur l'Agout dont les teintes qui varient du vert à l'ocre, plongent leurs soubassements de pierre dans les eaux de la rivière. Des caves de ces maisons, ouvertes de portes en ogive au ras de l'eau, les tanneurs du XVII° siècle venaient laver leurs peaux.


Autre joyau du patrimoine de la ville, le théâtre à l'italienne de Castres de 550 places a été construit au début du XIXe siècle.