dimanche 28 août 2016

Mon Dieu que j'en suis à mon aise

J'avais appris cette chanson dans mon enfance. Elle s'appelait alors "La Piémontaise". Si les paroles étaient pratiquement les mêmes, la mélodie en était tout à fait différente.
Mais cette version de Nadau me donne la chair de poule...


Contrairement à ce que dit Nadau dans son introduction, cette chanson ne date pas de l'époque napoléonienne mais de la campagne d'Italie, pendant la guerre de succession d'Espagne, sous le règne de Louis XIV.




Mon Dieu que j'en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi,
Tout doucement je la regarde
Et je lui dis embrasse-moi ! (bis)

Comment veux-tu que je t’embrasse
Tout le monde dit mal de toi ?
On dit que tu pars pour la guerre
Dans le Piémont, servir le Roy. (bis)

Quand tu seras dans ces campagnes,
Tu n’y penseras plus à moi.
Tu n’penseras qu’aux Italiennes
Qui sont bien plus belles que moi. (bis)

Si fait, si fait, si fait, ma belle,
J'y penserai toujours à toi.
Je m'en ferai faire une image
Toute à la semblance de toi. (bis)

Quand je serai à table à boire,
À tous mes amis je dirai :
Chers camarades, venez voir
Celle que mon cœur a tant aimée. (bis)

Je l’ai z’aimée, je l’aime encore,
Je l’aimerai tant qu’ je vivrai.
Je l’aimerai quand j' serai mort,
Si c’est permis aux trépassés. (bis)

Alors j'ai versé tant de larmes,
Que trois moulins en ont tourné.
Petits ruisseaux, grandes rivières,
Pendant trois jours ont débordé. (bis)

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