mercredi 31 août 2016

Conte d'été

Je me suis régalé, lundi dernier, avec le film "Conte d'été" d'Éric Rohmer, tourné à Dinard et Saint-Malo, sorti en 1996 et diffusé sur France 5. 


Gaspard (Melvil Poupaud), étudiant en mathématiques et guitariste à ses heures perdues, attend Léna dont il se dit amoureux. 
Il rencontre Margot (Amanda Langlet), étudiante en ethnologie et serveuse dans une crêperie, qui devient son amie et sa confidente au gré de longues balades le long du bord de mer et des chemins de bocage. 

Amanda Langlet et Melvil Poupaud

Dans une soirée en discothèque où elle l'entraîne, il fait la connaissance de Solène (Gwenaëlle Simon), qui entend bien le séduire. 

Gwenaëlle Simon et Melvil Poupaud

Alors qu'il n'espère plus le retour de Léna (Aurélia Nolin), celle-ci revient, compliquant la situation.

Aurélia Nolin et Melvil Poupaud


Un pur chef d'œuvre !

mardi 30 août 2016

Huile de foie de morue

Pendant la guerre, on nous forçait à boire de l'huile de foie de morue pour soi-disant éviter les problèmes de rachitisme et de croissance osseuse. 





Bon sang, qu'est-ce que c'était mauvais ! 


lundi 29 août 2016

J'aimerais être un saint... mais bronzé







Extrait d'un recueil de gags courts à l'humour mordant sur la vie quotidienne en général et inspirés de celle de Marc Villard en particulier, mis en images par Jean-Philippe Peyraud.  
(Editions Glénat)
Marc a un boulot, une femme, des enfants, un chat. Marc est matérialiste, hypocondriaque, lâche, obsédé, vantard, immature... un vrai mec quoi ! Mais Marc est avant tout un artiste : ses romans et ses poèmes sont de purs chefs d'œuvre. Bon, c'est vrai, tout le monde n'est pas de cet avis. Sa femme ne s'y intéresse plus, ses enfants s'en moquent, et son éditeur ne les prend pas au sérieux... mais après tout, Baudelaire aussi était un incompris !

dimanche 28 août 2016

Mon Dieu que j'en suis à mon aise

J'avais appris cette chanson dans mon enfance. Elle s'appelait alors "La Piémontaise". Si les paroles étaient pratiquement les mêmes, la mélodie en était tout à fait différente.
Mais cette version de Nadau me donne la chair de poule...


Contrairement à ce que dit Nadau dans son introduction, cette chanson ne date pas de l'époque napoléonienne mais de la campagne d'Italie, pendant la guerre de succession d'Espagne, sous le règne de Louis XIV.




Mon Dieu que j'en suis à mon aise
Quand ma mie est auprès de moi,
Tout doucement je la regarde
Et je lui dis embrasse-moi ! (bis)

Comment veux-tu que je t’embrasse
Tout le monde dit mal de toi ?
On dit que tu pars pour la guerre
Dans le Piémont, servir le Roy. (bis)

Quand tu seras dans ces campagnes,
Tu n’y penseras plus à moi.
Tu n’penseras qu’aux Italiennes
Qui sont bien plus belles que moi. (bis)

Si fait, si fait, si fait, ma belle,
J'y penserai toujours à toi.
Je m'en ferai faire une image
Toute à la semblance de toi. (bis)

Quand je serai à table à boire,
À tous mes amis je dirai :
Chers camarades, venez voir
Celle que mon cœur a tant aimée. (bis)

Je l’ai z’aimée, je l’aime encore,
Je l’aimerai tant qu’ je vivrai.
Je l’aimerai quand j' serai mort,
Si c’est permis aux trépassés. (bis)

Alors j'ai versé tant de larmes,
Que trois moulins en ont tourné.
Petits ruisseaux, grandes rivières,
Pendant trois jours ont débordé. (bis)

vendredi 26 août 2016

Twenty feet from stardom


Ce documentaire, primé aux Oscars 2014 et diffusé mercredi soir sur Arte, raconte le parcours de cinq choristes noires qui ont accompagné les plus grands de la chanson.

Lisa Fischer et Mick Jagger

Lisa Fischer et Sting

Elles ont toutes rêvé d'une carrière solo pour sortir de l'anonymat. Mais ce n'est pas facile... Ainsi, Lisa Fischer a obtenu un Grammy Award en 1992 pour sa chanson "How Can I ease the pain" et doit continuer son travail de choriste...

jeudi 25 août 2016

Grand comme un mouchoir de poche

C'est ce que disaient les anciens pour parler d'un logement minuscule.
Comme dans la chanson :
Un petit cabanon 
Pas plus grand qu'un mouchoir de poche 


Le mouchoir de poche, dont l'usage est entré progressivement dans les mœurs, était un objet réservé à la haute société, tout comme les gants ou l'ombrelle.



Cette petite pièce de tissu faisait partie de la panoplie vestimentaire de rigueur et... servait aussi à se moucher. Lorsque leur nez coulait, les bourgeois du XVI° siècle se servaient eux de la manche de leur vêtement et les gens du peuple, de leurs doigts... Des habitudes qui ont mis du temps à disparaitre.
Le mouchoir de poche ne s'est démocratisé qu'au XIX° siècle pour être remplacé de nos jours par le kleenex.

lundi 22 août 2016

Fringues


Dans le langage populaire, le mot fringues désigne les vêtements, les habits, tout comme frusques ou nippes...
Les fringues, c'est ce qui couvre le corps humain pour le cacher, le protéger ou le parer selon les coutumes propres à chaque société.

dimanche 21 août 2016

Akwa ba



Le dernier jour, entouré d’une quinzaine de courtisans, un grand chef Ashanti vint de Kumasi, la capitale de la province fournissant plus de la moitié du cacao exporté par la colonie, pour surveiller l’embarquement de sa production. Abrité sous un parasol tenu par un négrillon à peine plus jeune que moi, il avait très belle allure dans la toge couleur safran dont il était drapé, laissant à nu l’épaule et le bras droit. On aurait dit un empereur romain à peau noire.
Il m’impressionnait tant que j’osais à peine aller vers lui quand le lieutenant Schrankenmuller me chargea de lui porter de la bière fraîche.
Le chef voulut à son tour m’offrir quelque chose. Appelant l’une des jeunes femmes qui l’accompagnait, il lui ordonna de me donner la petite poupée de bois qu’elle portait dans le pli de son pagne.
- Akwa-ba, me dit-il avec un sourire montrant ses nombreuses dents aurifiées.
C’était une statuette d’une trentaine de centimètres, à la tête en forme de disque portée par un long et mince cou annelé.
- Chez les Ashantis, les femmes qui attendent un enfant portent sur elles cette poupée qui, selon leur croyance, aura une influence heureuse sur la beauté du futur bébé, m’expliqua ensuite le lieutenant Schrankenmuller.

samedi 20 août 2016

Histoire de sous

Avant ce fichu euro qui nous a été imposé en 2002, nous avions le  "nouveau franc" mis en circulation en 1960...


... et qui avait succédé aux anciens francs.


Un franc de l'époque représentait 20 sous. Donc, quand on disait de quelqu'un qu'il lui manquait 19 sous pour faire un franc, c'est qu'il était vraiment fauché...

Puisque 1 franc représentait 20 sous, 5 francs valaient 100 sous, ainsi d'ailleurs que les Anciens appelaient cette pièce.



Cette pièce percée de 25 centimes valait donc 5 sous.


Comme les "5 sous de Lavarède", roman qui fit partie de mes premières lectures :


jeudi 18 août 2016

Portrait "à la Picasso"...


Pablo Picasso,  Dame aux artichauts  (1944)

1901,                                      1906,                                            1938,                                            1972


Ces quatre autoportraits de Picasso, réalisés dans un laps de temps de 70 ans environ, présentent d'indéniables variations de formes et de techniques picturales. 
A la fin, c'était carrément du "foutage de gueule"...


mercredi 17 août 2016

mardi 16 août 2016

Philippines


Si je n'ai jamais mis les pieds dans cet État insulaire de l’Asie du Sud-Est, comprenant onze grandes îles (Luçon, Mindanao, Samar, Negros, Panay, Palauan, Mindoro, Leyte, Cebu, Bohol et Masbate), je sais qu'il a pour capitale la ville de Manille.


Je sais encore que le pays a longtemps été dirigé par Fernandino Marcos qui s'était fait attribuer tous les pouvoirs et que la majorité des marins qui sillonnent aujourd'hui les mers du globe sur des bateaux de toutes sortes et de toutes nationalités sont des Philippins.
Par contre, ne connaissant personne là-bas, je suis étonné de voir le nombre de pages de ce blog visitées la semaine dernière depuis les Philippines.



lundi 15 août 2016

Des pas sur le sable


Une nuit, j’ai eu un songe.
J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur.
Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.
J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie,
il y avait deux paires de traces sur le sable:
L’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.

Ainsi nous continuions à marcher,
jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi.
Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière.
J’ai remarqué qu’en certains endroits,
il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes,
et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie,
les jours de plus grande angoisse,
de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé :
" Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie
et j’ai accepté de vivre avec Toi.
Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie,
il n’y avait qu’une seule trace de pas.
Je ne peux pas comprendre
que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. "

Et le Seigneur répondit :
" Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime !
Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute !
Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable,
ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais. "

Ademar De Barros

C'est reparti...