mardi 19 mars 2013

Lumières de Pointe-Noire

Pour avoir séjourné plusieurs fois au Congo dans les années 60, je m’intéresse depuis à tout ce qui s’écrit sur ce pays, et plus particulièrement sur Pointe-Noire, la ville portuaire chère à mon cœur. 
Après Voyage au Congo d’André Gide, Retour à Brazzaville de Jean de Puytorac, Le Lys et le Flamboyant d’Henri Lopes, Les enfants de Poto-Poto de Michel Croce-Spinelli ou Le feu des origines d’Emmanuel Dongala, j’ai ainsi découvert Alain Mabanckou avec Les Petits-fils nègres de Vercingétorix un roman publié en 2002 chez Serpent à plumes qui m’a incité à rechercher des écrits plus anciens de l’auteur, dont Bleu-Blanc-Rouge, grand prix littéraire de l’Afrique Noire en 1999. J’ai ensuite dévoré Demain j’aurai vingt ans, sorte de Vie devant soi à la congolaise, ses Mémoires de porc-épic, prix Renaudot 2006 et enfin le dernier ouvrage de Mabanckou, Lumières de Pointe-Noire, véritable journal intime écrit lors de son retour au Congo et illustré de photos Caroline Blache. 


Né en 1966 au Congo, Alain Mabanckou vit à cheval entre les États-Unis (où il enseigne la littérature francophone) et la France. Pendant un mois il a consigné, dans un cahier d'écolier, ce retour au pays natal : la cabane maternelle qui n'est plus qu'une masure, le lycée Karl-Marx, qui a étrangement pris le nom d'un gouverneur de l'Afrique-Equatoriale française, l'ex-cinéma Rex, où une église pentecôtiste nommée la Nouvelle Jérusalem a délogé Bruce Lee... 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour être plus précis, le lycée est REdevenu "Victor Augagneur", puisque c'est son nom de baptême au début des années 1950.
Il s'appelait "Karl Marx" pendant la période de la République Populaire du Congo.

Fabrice

Jungle Jim a dit…

à Fabrice,
Vous avez parfaitement raison. C'était l'époque où sévissaient les sinistres "Jiménaires" chers à Massemba-Debat...
Et comme Mabanckou est né en 1966, pendant cette période, il n'a connu que le lycée Karl Marx, d'où sa surprise de le voir rebaptisé.
Cordialement.