mercredi 20 février 2013

Le Lapin Agile

C’est le doyen des cabarets parisiens. 


Cette ancienne auberge de Montmartre, s’était d'abord appelée "A ma Campagne" puis fut rebaptisée en 1860 "Au rendez-vous des voleurs" et fut même connue, à partir de 1869, sous le nom de "Cabaret des Assassins" parce qu’on avait accroché aux murs des gravures représentant des assassins célèbres comme Ravaillac ou Troppmann. 
Quand l’auberge sera reprise par Adèle Lecerf dont la spécialité culinaire était le lapin sauté à la casserole, l’un de ses clients, l’artiste communard André Gill lui peindra une enseigne représentant un lapin bondissant hors de la casserole. Le lapin à Gill deviendra Le Lapin Agile… 



Plus tard, l’établissement sera tenu par une figure pittoresque de la vie montmartroise Frédéric Gérard, dit le père Frédé, un bon vivant au look qui tenait de Robinson Crusoé, du trappeur de l’Alaska et du bandit calabrais. 


 
Le Lapin Agile fut alors fréquenté par toute une faune de poètes et écrivains, dont Apolinaire, Maupassant ou Dorgelès, et de peintres désargentés auxquels le patron n'hésitait pas à offrir des repas et des boissons en échange d'un tableau. Ce sera le cas de Picasso qui paya dit-on l’un de ses repas avec un Arlequin. 

Au Lapin Agile, L'arlequin au verre- Picasso (1905)

C’est au Lapin Agile que fut peinte la toile signée Boronali dont il a été question dernièrement sur ce blog. 
Par la suite, le cabaret deviendra un tremplin pour artistes débutants. Léo Ferré, Claude Nougaro ou Georges Brassens y firent leurs premières armes. 




2 commentaires:

Jacques RUIZ a dit…

Un bel hommage a ce haut lieu artistique et aussi l'âme de Montmartre
Salutations Jacques

Jungle Jim a dit…

à Jacques Ruiz,
Merci pour votre sympathique commentaire.
Si vous passez aujourd'hui sur la Butte où doivent avoir lieu les vendanges, ne manquez pas de boire un verre de vin de Montmartre à ma santé...