mardi 20 novembre 2012

Fétiche


Le mot fétiche viendrait du portugais feitiçao qui signifie factice (du latin facticius) mais qui a pris substantivement le sens dérivé de charme, de sortilège.
Ce serait en fait la traduction du mot congolais nkisi, désignant non seulement une statuette mais aussi bien une corne ou un coquillage, tout réceptacle consacré par un sorcier.
Toute statuette n'est pas fétiche. Elle ne l'est que dans l'utilisation qui en est faite.
Les fétiches à clous "kongo" sont des sculptures hérissées de gros clous et de fers blessants qui d'opérations en opérations y ont été plantés en nombre parfois assez grand pour que le bois en soit presque entièrement recouvert. Dans la cavité creusée au niveau du nombril sont souvent enfermées des substances magiques, certaines maléfiques apportant la malchance, la maladie ou la mort, d'autres favorisant richesse et fécondité.


Pas grand chose à voir avec le fétiche Arumbaya cher aux tintinophiles...



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