vendredi 30 novembre 2012

Masque Bakota

« - J’achète ces merveilles aux missionnaires qui les confisquent aux indigènes pour les échanger contre des crucifix en plâtre.
Il s’arrêta ensuite devant une exposition sous vitrine d’une dizaine de masques recouverts de cuivre.
- Et voici le clou de ma collection, annonça-t-il fièrement. Les fameux masques Bakota.
Il s'agissait de têtes ovales très stylisées surmontées d’un cimier en demi-lune et entourées de plaques latérales. Avec leur cou et un corps en forme de losange évidé, elles mesuraient une cinquantaine de centimètres de hauteur.
- Pour en revenir à ces masques typiques du Gabon appelés également « mbulu-ngulu », les Bakotas les plaçaient au dessus de corbeilles contenant les ossements de leurs ancêtres, lesquels ancêtres servaient, tout comme chez les Fang, de médiateurs entre les dieux et eux. On n’en trouve pratiquement plus à présent et du fait de leur rareté, ils sont très recherchés et se vendent très cher aux collectionneurs américains. »


mardi 27 novembre 2012

Statues équestres

Des "savants" en statuaire équestre prétendent que lorsque le cheval est représenté avec les deux jambes avant en l’air c’est que le cavalier est mort au combat. Si le cheval a un seul antérieur levé, le cavalier est mort à la suite de blessures reçues au combat. Et enfin, si les quatre sabots du cheval touchent le socle de la statue, c’est que le cavalier est mort de mort naturelle. 

Vérifications
Jeanne d’Arc, brûlée vive place du marché à Rouen le 30 mai 1431… 




Louis XIV, mort dans son lit à Versailles le 1 septembre 1715 à l’âge de 77 ans… 




Napoléon, mort dans son lit le 5 mai 1821 à Longwood, sur l’île de Sainte-Hélène... 




Faudrait savoir… 

dimanche 25 novembre 2012

Thérèse Desqueyroux

Le roman âpre de François Mauriac, publié en 1927,...


... dans lequel il évoquait les conflits opposant l'individu à la famille avait déjà fait l'objet d'un film de Georges Franju en 1962...


... avant d'être adapté par Claude Miller qui en a fait un très beau film (parfois dérangeant) avec Audrey Tautou (Thérèse), Gilles Lellouche (Bernard), Annie Demoustier, Catherine Arditi et Francis Perrin.



L'histoire est la même : 

Thérèse revoit son adolescence heureuse en compagnie d'Anne pour qui elle éprouve un sentiment passionné et pur, ses fiançailles avec Bernard Desqueyroux, le demi-frère d'Anne, et son mariage, le mariage de « la fille la plus riche des Landes, avec deux mille hectares de pins ». Déçue dès sa nuit de noce, elle découvre rapidement un Bernard sans une once d'imagination, sûr de ses jugements et de son bon droit, seulement préoccupé de son nom, des devoirs de sa caste, de sa santé et de ses pins. Thérèse Desqueyroux va tenter d'empoisonner son mari qui fera un faux témoignage pour éviter tout scandale.Thérèse bénéficiera finalement d'un non-lieu...



Bonne fête Catherine !

Sainte Catherine d'Alexandrie que l'on fête aujourd'hui était la fille de Constus, le gouverneur d'Alexandrie en Égypte durant le règne de l'empereur Maxence. Possédant une rare beauté et une grande intelligence, elle avait étudié les œuvres des plus grands philosophes et savants de l'antiquité.
Chrétienne comme sa mère, elle fut martyrisée et décapitée sur ordre de Maxence en l'an 307 parce qu'elle refusait de sacrifier aux idoles. Selon la légende, des anges transportèrent son corps au mont Sinaï où son culte est attesté. 
On invoque sainte Catherine pour soulager la douleur. Elle est la patronne des jeunes filles. 


Cath'rine était chrétienne
Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Cath'rine était chrétienne
Son pèr' ne l'était pas,
la, la, la, la!
Son pèr' ne l'était pas.

Un jour dans sa prière,

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Un jour dans sa prière,
Son père la trouva,
la, la, la, la!
Son père la trouva.

Que fais-tu là ma fille,

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Que fais-tu là ma fille,
Dans cette pose-là,
la, la, la, la!
Dans cette pose-là.

Je prie le Dieu mon Père,

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Je prie le Dieu mon Père,
Que vous n'connaissez pas,
la, la, la, la!
Que vous n'connaissez pas.

Relève-toi ma fille

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Relève-toi ma fille
Ou bien l'on te tuera,
la, la, la, la!
Ou bien l'on te tuera.

Tuez-moi donc mon père,

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Tuez-moi donc mon père,
Je ne faillirai pas,
la, la, la, la!
Je ne faillirai pas.

Le père dans sa colère

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Le père dans sa colère
D'un glaive la transperça,
la, la, la, la!
D'un glaive la transperça.

Les anges descendirent

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Les anges descendirent
Chantant alléluia,
la, la, la, la!
Chantant alléluia.

Les démons accoururent

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Les démons accoururent
Et enfourchérent le roi,
la, la, la, la!
Et enfourchérent le roi.

Cette histoire est trop triste

Bidibom, bom, bom
Bidibom, bom, bom
Cette histoire est trop triste
On n’la r’commenc’ra pas,
la, la, la, la!
On n’la r’commenc’ra pas.

samedi 24 novembre 2012

Fusil pou-pou


Nom donné aux "fusils de traite", vieilles pétoires que certaines peuplades africaines entrées très tôt en contact avec les Européens se procuraient jadis, ainsi que d’autres objets de pacotille, tissus, verreries, perles, fils de cuivre, poudre… 


Au Congo ex-belge, lorsque Tschombé proclama la sécession du Katanga, les Balubas dont on parlait tant au début des années 60 étaient armés de fusils pou-pou...





"... Dès la fin du XVe siècle les Portugais avaient apporté avec eux les premières arquebuses à mèche, alors en usage en Europe, sur les côtes occidentales de l'Afrique. Plus tard, les Hollandais, Anglais, Français, Allemand et Belges vont se surpasser au cours des siècles dans le commerce d'armes à feu et de poudre de traite, qui serviront de marchandise d'échange contre les esclaves, l'or, l'ivoire, l'huile de palme, le caoutchouc, etc., dont le continent noir sera le principal fournisseur pendant plus de quatre cents ans... 
... L'arme à feu de traite par excellence au XIXe siècle était le fusil à un coup, à chargement par la bouche, à canon lisse et à platine à silex. Arme d'épaule pouvant servir tant à la chasse qu'à la guerre, elle provenait généralement des surplus militaires européens ; à défaut on se contentait de copies ou de modèles reconditionnés. Outil à tout faire, d'une solidité remarquable, ne nécessitant que peu d'entretien, son fort calibre permettait l'usage par les indigènes de la poudre de traite et de projectiles hétéroclites souvent fabriqués par des forgerons locaux ..." 
Paul Dubrunfaut
Armes d'Afrique Centrale


vendredi 23 novembre 2012

Souvenirs de Béziers



Saint Nazaire et le vieux pont sur l'Orb

Allées Paul Riquet

 Les halles


 Statue de Paul Riquet

Cathédrale St Nazaire

Le Pech de la Pomme




jeudi 22 novembre 2012

John Steinbeck


Écrivain américain comptant parmi les plus grands romanciers de son temps, le chemin de la renommée a cependant été rude pour John Steinbeck (1902-1968) qui connut une enfance difficile. 
Après des études décousues, il partit à New York où, lui semblait-il, il pourrait acquérir l'expérience indispensable à un écrivain. Là, il fit toutes sortes de métiers avant d'obtenir un emploi de reporter au New York Journal, emploi qu'il perdra très vite. Son existence devint alors de plus en plus dure. 
Poussé par la nostalgie de sa Californie natale, il repartit et, là-bas, accepta les besognes les plus variées. Pendant ce temps, il écrivit plusieurs romans obscurs comme La Coupe d'or, vie romancée du flibustier Henry Morgan (1929) ou Pâturages du ciel (1932), dont certains ne connaîtront même pas les honneurs de l'imprimerie. 
Ce fut la publication de Tortilla flat en 1935 qui lui apporta la sécurité et un début de célébrité. 


Ensuite, chacune de ses œuvres remportera un succès mondial : En un Combat douteux, Des souris et des hommes, qui sera porté à la scène et à l'écran, La Grande vallée, Les raisins de la colère qui vaudra à son auteur le prix Pulitzer et fera l'objet d'un film célèbre, Rue de la sardine, A l'est d'Eden, Mon caniche, l'Amérique et moi, et bien d'autres encore. 

 


John Steinbeck a obtenu le prix Nobel de littérature en 1962. 

mercredi 21 novembre 2012

Pépite

De l’espagnol pepita "pépin". Morceau d’or natif sans gangue.

"Les plus riches mines du monde. Les plus grosses pépites. C'est le filon ! "
Blaise Cendrars, L’Or (1925)


"Le chercheur d'or"
Huile sur toile - Alfredo Rodriguez


mardi 20 novembre 2012

Fétiche


Le mot fétiche viendrait du portugais feitiçao qui signifie factice (du latin facticius) mais qui a pris substantivement le sens dérivé de charme, de sortilège.
Ce serait en fait la traduction du mot congolais nkisi, désignant non seulement une statuette mais aussi bien une corne ou un coquillage, tout réceptacle consacré par un sorcier.
Toute statuette n'est pas fétiche. Elle ne l'est que dans l'utilisation qui en est faite.
Les fétiches à clous "kongo" sont des sculptures hérissées de gros clous et de fers blessants qui d'opérations en opérations y ont été plantés en nombre parfois assez grand pour que le bois en soit presque entièrement recouvert. Dans la cavité creusée au niveau du nombril sont souvent enfermées des substances magiques, certaines maléfiques apportant la malchance, la maladie ou la mort, d'autres favorisant richesse et fécondité.


Pas grand chose à voir avec le fétiche Arumbaya cher aux tintinophiles...



lundi 19 novembre 2012

vendredi 16 novembre 2012

JOB

En 1838, un certain Joseph Bardou, alors boulanger à Perpignan, eut l’idée de créer une sorte de petit livret de feuilles de papier à cigarettes reliées. L’année suivante, il ouvrira un atelier de façonnage et déposera un brevet de ses "cahiers français" et choisira comme marque ses initiales J et B entre lesquelles il placera un losange pour faire beau et que tout le monde prendra pour la lettre O. C’est ainsi qu’est née la marque JOB. Et l’on appellera bientôt son créateur Monsieur Joseph Bardou-Job…
Lequel ne deviendra pas pauvre comme Job le personnage biblique, mais fera fortune et se hissera au rang de la grande bourgeoisie de la ville de Perpignan.










L'entreprise JOB restera dans la famille pendant des années, passant de génération en génération à ses descendants. Le premier d'entre eux, Jean, le fils de Joseph Bardou, fera construire pour ses enfants trois châteaux : Justin recevra le château d'Aubiry, à Cérêt. Jeanne, mariée au député Jules Pams, aura le château de Valmy, à Argelès sur Mer. Enfin Camille, mariée à Mr Michel Lelong recevra le château Ducup de St Paul, à Perpignan.

Chateau d'Aubiry - Céret
Château Ducup de St Paul - Perpignan
Château Valmy - Argelès sur Mer

J'ai bien connu dans le temps, à Senlis, des gens qui s'appelaient Job. Mais c'est une toute autre histoire...